Comment écrire un roman de A à Z : à bas la procrastination !

Comment écrire un roman de A à Z : à bas la procrastination !

La procrastination est sans doute le pire ennemi de l’apprenti écrivain. Vous voulez savoir comment écrire un roman sans vous décourager ? Vous ne rêvez que de mettre le point final à votre livre jeunesse ? Il vous faudra franchir d’innombrables obstacles, parmi lesquels votre tendance à toujours remettre au lendemain. Je vous propose 3 étapes simples pour lutter contre la procrastination, et enfin avancer sur l’écriture de votre histoire, lentement mais sûrement !

Comment écrire un roman quand le découragement vous guette ?

 

Écrire un roman, un Everest à franchir

Vous êtes sur le point d’accomplir un véritable exploit.

 

Parmi ceux qui ont commencé à écrire un roman, combien ne le finiront jamais ? Si on en croit Timothy Hallinan, écrivain de romans policiers à succès et conseiller littéraire aux États-Unis, 98 % des aspirants écrivains délaissent leurs manuscrits. C’est un constat que j’ai moi-même fait en discutant avec des aspirants auteurs. « Je rêverais de finir mon roman. Mais je ne trouve plus le temps ni l’énergie. Au début, j’étais euphorique devant mon écran et les mots s’alignaient à toute vitesse. Aujourd’hui, c’est comme si j’avais perdu toute inspiration. Bref, je procrastine. »

Alors oui. C’est parfois compliqué de trouver le temps d’écrire quand le quotidien vous rattrape. Difficile de vous motiver tout(e) seul(e) dans votre coin. Difficile de ne pas être submergé(e) par les doutes. Difficile de prendre confiance dans vos capacités d’écrivain. Difficile de vaincre la procrastination et terminer votre roman.

Difficile, mais pas impossible.

Comment faire ?  Découvrez ces 3 étapes toutes simples et faciles à mettre en place pour aller au bout de votre projet d’écriture.

Écrire un roman, étape 1 : reconnectez votre cerveau

 

Une seule chose compte désormais : votre roman jeunesse

En commençant à écrire, vous devrez déjouer les 1001 ruses de votre cerveau pour vous détourner de votre objectif.

 

Donnez la priorité à votre roman

Eh oui, c’est tout bête. Pour écrire un roman et le terminer, vous devez le faire passer avant d’autres choses. Avant ces cours de guitare auxquels vous comptez vous inscrire. Avant ces séances de fitness que vous avez décidé de suivre.

Parce que vous ne pouvez pas apprendre la guitare et vous lancer sérieusement dans l’écriture. Vous mettre au fitness et à l’écriture Si, si, je vous assure. C’est prouvé. Lancez-vous dans plusieurs projets en même temps, et on en reparle dans 6 mois. Je suis sûre que vous en serez toujours aux rudiments du solfège, que vous aurez toujours vos poignées d’amour et que vous n’aurez pas dépassé le troisième chapitre de votre roman.

Mais si vous vous lancez dans votre roman en oubliant tout le reste, vous avez toutes les chances de l’avoir achevé dans quelques mois. Une chose après l’autre. C’est la base pour lutter contre la procrastination et terminer votre roman.

Ne comptez pas sur votre motivation

Si vous attendez d’être motivé pour écrire, vous n’écrirez jamais. Car la motivation, au début, vous en regorgez, c’est sûr. Mais vous savez bien qu’elle ne durera pas. Il suffit d’un petit coup de fatigue, d’une contrariété, d’une période de doutes (et je peux vous dire qu’elles ne manqueront pas), pour que la motivation s’envole et que la procrastination vous mette les bâtons dans les roues.

Résultat ? Vous finirez par vous trouver un tas d’excuses pour abandonner l’écriture de votre roman. Alors, mettez-vous au boulot, que vous ayez la flemme ou non.

Vous verrez. Plus vous écrirez régulièrement, plus la motivation grandira en vous. Courage ! Bientôt, vous ne pourrez plus vous passer de vos séances d’écriture.

Arrêtez de penser que vous n’avez pas le temps !

Oui, je sais. Entre le boulot, la vie de famille, les amis, les loisirs, les corvées, vous avez du mal à trouver le temps de vous y (re)mettre.

Ce problème, on l’a tous connu un jour ou l’autre : trouver le temps de faire ce qui nous passionne, quand on a déjà une vie bien remplie.

Je vais vous avouer quelque chose.

J’ai eu ce souci quand j’ai voulu créer le site Graines de Romans. À ce moment-là, mon activité d’éditrice indépendante me prenait tout mon temps. Les maisons d’édition me proposaient sans cesse de nouveaux projets : romans jeunesse à évaluer, à corriger, à traduire. Et je n’avais pas une minute pour souffler.

Pourtant, l’idée d’un site pour aider les auteurs en herbe ne me quittait pas. Je mourais d’envie de passer à l’action.

Alors, j’ai commencé à établir un programme, à définir à qui j’allais m’adresser, ce que j’allais proposer, comment j’allais procéder, etc. Je voulais que tout soit clair dans ma tête avant de me lancer. Cette période a duré quelque temps.

Au bout de 6 mois, je n’avais toujours rien fait de concret.

Et puis, j’ai compris une chose : si je continuais à vouloir que tout soit parfait avant d’entreprendre quoi que ce soit, mon site ne verrait jamais le jour. Et je ne pourrais aider aucun auteur en herbe à améliorer son roman.

Alors, j’ai pris une feuille et j’ai défini ma première action 100 % concrète : élaborer le plan de mon guide gratuit : 7 erreurs à éviter quand on écrit un roman jeunesse. Puis j’ai bloqué une demi-heure dans mon agenda chaque soir après le dîner pour l’écrire. Au bout d’1 semaine, en arrêtant de consulter frénétiquement les réseaux sociaux, j’ai pu passer à 1 heure tous les soirs. Sans jamais rogner sur mon temps de travail.

Au bout de 3 semaines, j’avais fini. La semaine suivante, je l’ai consacrée à relire mon guide.

Pourtant, ma tâche était loin d’être terminée. Il me fallait encore créer mon site. Et pour moi qui ne connaissais rien à ce domaine, ça s’annonçait corsé !

J’ai procédé comme pour la rédaction de mon guide : j’y suis allée petit à petit.

Un pas après l’autre.

J’ai d’abord trouvé un hébergeur, puis j’ai regardé un tuto pour créer un site WordPress, j’ai choisi un thème, j’ai conçu mes pages… Bref, je vous passe les détails.

Un jour, j’ai enfin pu mettre mon guide en ligne, en page d’accueil de Graines de Romans.

Alors oui, écrire un roman – comme lancer une nouvelle activité –, c’est long.

C’est ambitieux. Mais si vous réfléchissez un peu, il vous suffit de quelques minutes par jour pour atteindre votre but.

Faites le calcul : même si vous n’écrivez qu’une page par jour, dans 6 mois, vous aurez rédigé 180 pages. L’équivalent d’un roman. Bien sûr, il faudra ensuite le relire, le retravailler, le corriger. Mais vous aurez effectué le gros du travail.

Alors, pitié, ne commettez pas la même erreur que moi : ne passez pas des mois à réfléchir.

Lancez-vous maintenant !

Vous voulez attendre d’être prêt, d’avoir le temps, d’avoir l’envie, de déborder d’énergie pour vous y mettre ? Vous risquez de ne jamais passer à l’action. Comment écrire un roman de plusieurs centaines de pages si vous ne commencez pas à écrire la première ?

C’est prouvé scientifiquement.

Si vous laissez à votre cerveau le temps de douter, il va continuer à vous garder en sécurité, car c’est un moyen naturel de défense pour vous protéger des risques.

Retenez bien cela : il n’y a pas de bon moment pour accomplir ce qui compte vraiment pour vous. Enfin si. Le bon moment, c’est toujours maintenant.

Oui, j’ai bien dit maintenant. Alors, vous êtes prêt(e)?

Prenez une feuille et un stylo – ou bien allumez votre ordinateur. C’est fait ? Maintenant, rédigez une phrase qui résume votre intrigue en vous efforçant de donner un objectif ambitieux à votre personnage principal. Par exemple, un garçon de 12 ans, tyrannisé par ses copains de classe, rêve de devenir astronaute.

Cela vous prendra 2 minutes.

Faites-le maintenant, pas demain, pas ce soir. Tout de suite. Sinon, vous risquez de remettre éternellement à demain l’écriture de votre roman.

(Si vous avez plus de 2 minutes, rien ne vous empêche de développer votre idée, bien sûr.)

Planifiez votre prochaine action concrète

Une fois votre idée écrite, prenez 2 autres minutes pour noter votre prochaine action. Par exemple, déterminer les enjeux de votre histoire, imaginer votre personnage principal de façon détaillée, créer la structure de votre roman, retravailler la fin de votre roman de manière à surprendre votre lecteur, etc.

Soyez le plus précis possible pour définir cette prochaine action. Si vous vous contentez d’écrire « continuer mon roman », vous risquez de vous retrouver bloqué(e) devant votre ordinateur à vous demander par quoi commencer. Mais si vous avez noté précisément votre prochaine tâche, vous passerez à l’action en un quart de tour.

Bloquez 15 à 30 minutes le plus tôt possible – idéalement demain – dans votre agenda pour exécuter cette action (Choisissez un moment où vous serez seul(e) et au calme.)

Étape 2 : organisez-vous !

 

Comment écrire un roman jusqu'à la dernière ligne sans un peu d'organisation ?

Immuable et rassurante, votre routine d’écriture vous permet d’ordonner vos idées et de réaliser votre rêve, pas à pas.

Instaurez une routine d’écriture

« J’écris uniquement lorsque l’inspiration frappe à ma porte. Heureusement, elle frappe à ma porte tous les matins à 9 h précises. »

Voici ce qu’expliquait l’auteur britannique Somerset Maugham. Être écrivain ne consiste pas à attendre patiemment que l’inspiration surgisse comme par magie. Elle consiste à la provoquer en mettant en place une routine d’écriture. La preuve. Tous les grands écrivains en ont une – Zola, Balzac, Stephen King, etc.

J. K. Rowling en personne le dit. La discipline apparaît même dans le top 5 de ses conseils aux aspirants écrivains :

« Les moments de pure inspiration sont géniaux, mais la plupart du temps, la vie d’un écrivain consiste davantage à suer. Parfois, vous devez vous forcer à écrire même si les muses ne sont pas au rendez-vous. »

Le meilleur moyen de vaincre la procrastination et de terminer votre roman ?

Réservez du temps chaque jour, si possible à la même heure, à son écriture. Au début, ne cherchez pas à rédiger pendant des heures. 15 à 30 minutes peuvent suffire. Mais, petit à petit, allongez le temps passé à écrire, avec en tête ce leitmotiv : « Une page après l’autre. »

Bien sûr, vous pouvez espacer vos séances d’écriture, si vous préférez vous y consacrer certains jours ou le week-end. Mais n’oubliez pas : ce qui compte, c’est la régularité. Mieux vaut écrire un peu tous les jours ou trois fois par semaine qu’écrire 10 heures d’affilée 1 fois par mois.

En plus de débuter votre carrière d’écrivain, vous réaliserez que vous aurez arrêté de perdre du temps à des choses inutiles. Comme consulter frénétiquement les réseaux sociaux (je sais de quoi je parle !), regarder des vidéos de chats sur YouTube ou vous installer devant la télé juste parce que vous en avez l’habitude.

Et si vous ne savez vraiment pas comment écrire un roman mais que vous débordez d’idées, je vous donne 9 étapes (méconnues) pour bâtir votre roman comme un pro.

Utilisez la règle des 5 secondes

Connaissez-vous la règle des 5 secondes ?

Non, je ne parle pas de celle qui affirme qu’un aliment tombé par terre peut être mangé sans risque si on l’avale en moins de 5 secondes. Ce que, soit dit en passant, je vous déconseille.

Je parle de la règle que Mel Robbins, animatrice de radio et de télé américaine, a mis au point pour combattre la dépression et que des milliers de gens ont adoptée depuis. La bonne nouvelle, c’est qu’elle fonctionne pour tout, y compris si vous vous demandez comment écrire un roman sans toujours remettre votre projet à plus tard!

En quoi consiste cette règle ? À se lancer dans une action qu’on juge bénéfique mais qui nous fait peur – consciemment ou non – à l’aide du compte à rebours 5 – 4 – 3 – 2 – 1. L’avantage ? En comptant de 5 à 1, le cerveau n’a pas le temps de douter ou d’hésiter, si bien que nous court-circuitons toutes les excuses qui ne manqueraient pas de surgir dans ce délai de 5 secondes.

Pourquoi et comment cette règle fonctionne-t-elle ?

Dans son livre, Mel Robbins explique :

« Le cerveau utilise toutes sortes de ruses pour déjouer l’impulsion d’agir. […] Par ces subterfuges, le cerveau s’active à nous bloquer dès que nous voulons changer une situation, rompre avec une habitude ou accomplir une tâche difficile ou angoissante. » (La Règle des 5 secondes, J’ai Lu, 2018, trad. de l’anglais par Michel Edéry).

Aujourd’hui, des milliers d’adeptes l’utilisent avec succès dans toutes les situations de leur vie qui leur demandent du courage. Vous voulez faire du sport, mais vous avez la flemme ? Comptez de 5 à 1, chaussez vos baskets sans vous poser de questions et sortez courir. C’est aussi simple que ça.

Vous aviez prévu d’écrire aujourd’hui mais votre belle-mère vous a tapé sur les nerfs et vous n’êtes plus d’humeur ? 5 – 4 – 3 – 2 – 1. Ouvrez votre ordinateur – ou prenez un stylo et une feuille – et écrivez ce que vous avez en tête. Et voilà ! Vous avez mis K.O. la procrastination !

Fixez-vous une date butoir

Vous voulez prendre le temps d’écrire tranquillement votre roman ? Vous vous dites que vous avez toute la vie pour le faire ? Vous ne voulez pas vous mettre la pression ?

Erreur ! C’est le meilleur moyen de ne jamais le finir.

Pour aller au bout de votre projet, imposez-vous une date butoir.

Mais attention ! Pour que cette astuce soit efficace, choisissez à la fois une date réaliste et pas trop éloignée. Pourquoi ? Tout simplement pour créer un léger sentiment d’urgence qui vous motivera – sans trop vous stresser.

Bon, vous vous en doutez, écrire un (bon) roman prend du temps. Alors, que veut dire « une date réaliste mais pas trop éloignée » quand on aspire à accoucher d’un livre ? Disons que vous pouvez tabler sur 4 à 6 mois si vous êtes rentier, en congé sabbatique ou retraité. Et si vous faites partie du commun des mortels tributaire d’un salaire pour se nourrir, 9 à 12 mois paraissent réalistes pour écrire un roman de A à Z, phases de relecture et réécriture comprises. À condition d’une régularité sans faille !

Faites un planning

Qui dit date butoir dit planning d’écriture.  Pour atteindre votre objectif en temps voulu, n’en faites pas l’économie, ou vous finirez par ne plus savoir où vous en êtes.

Par exemple, si vous vous donnez 6 mois pour écrire le premier jet de votre roman, vous pouvez décider de consacrer le premier mois à la phase de préparation (grandes lignes de votre histoire, portraits de vos personnages, élaboration d’une structure, etc.), et vous imposer de rédiger un nombre de chapitres ou de pages pour les 5 suivants.

Vous pouvez même vous astreindre à un nombre de mots journalier, comme Graham Green. Sa méthode ? S’en tenir à 500 mots par jour, pas un de plus, pas un de moins, quitte à s’arrêter au beau milieu d’une phrase. Certes, cette technique peut paraître extrême, voire farfelue. Néanmoins, elle a permis à ce grand écrivain de publier plusieurs dizaines de livres, parmi lesquels des contes pour enfants. Alors, pourquoi pas ?

Replacez le plaisir au centre

Bien sûr, adopter une discipline ne doit pas chasser le plaisir d’écrire. Vous en avez assez de suivre un plan ou une méthodologie ? Rien de vous empêche de faire de temps en temps de petits écarts de conduite pour vous adonner à ce qui vous procure le plus de joie. Vous adorez écrire des dialogues ? À chaque fois que vous ressentirez de l’ennui ou de la souffrance quand vous rédigez, concentrez-vous dessus, même si ce n’est pas à l’ordre du jour.

De même, dans les moments de doutes, relire les passages dont vous êtes fier peut vous redonner confiance en vos capacités d’écrivain.

Mais le plus important, c’est sans doute de vous rappeler pourquoi vous vous êtes mis à l’écriture, pour vous reconnecter avec le plaisir et l’excitation des débuts. Mieux, écrivez noir sur blanc les émotions qui vous ont envahi(e) dans ces moments-là et relisez votre texte à chaque fois que le découragement vous gagnera.

Étape 3: descendez de votre tour d’ivoire

 

Pour aller au bout de votre livre, être bien entouré est essentiel

Écrire un roman est un acte solitaire… Raison de plus pour bien vous entourer !

Prenez un engagement public

Comment écrire un roman et avant tout, respecter votre date limite ?

Annoncer autour de vous que vous écrivez un livre et que vous avez prévu de le finir à telle date. Oui, je sais, c’est compliqué. Vous êtes peut-être de ceux qui veulent garder leur vie d’auteur secrète. Et je vous comprends.

L’écriture relève de l’intime, et vous n’avez pas forcément envie de le crier sur tous les toits. Mais le clamer haut et fort vous permet de prendre un engagement solide – comme une promesse que vous faites non seulement à vous-même mais aussi aux autres.

Si votre entourage est bienveillant, il vous encouragera et vous demandera des nouvelles régulières de votre roman. Ce qui vous motivera encore plus.

Demandez à votre entourage de vous soutenir

Dans le même ordre d’idées, votre entourage direct peut être aussi bien un frein qu’un allié dans votre projet.

Si vous n’expliquez pas aux gens qui vivent sous votre toit à quel point écrire ce roman est important, ceux-ci risquent de vous mettre les bâtons dans les roues. Surtout si vous décidez de vous y consacrer le soir ou le week-end.

Dites-leur simplement que vous ne serez pas disponible tels jours, de telle à telle heure et qu’il ne faut pas vous déranger. (Mais prévoyez aussi de leur consacrer du temps pour que tout le monde soit content. Après, tout, la famille, c’est sacré !)

Accordez-vous des périodes de répit

Écrire un roman demande du temps, et au bout d’un moment, votre inspiration risque de vous déserter. Prendre du recul peut s’avérer très bénéfique. Alors n’hésitez pas à vous accorder des pauses – à condition qu’elles ne s’éternisent pas! 

Le jour où vous remettrez le nez dans votre roman, vous aurez le recul et l’énergie nécessaires pour le continuer dans les meilleures conditions.

Participez à des concours d’écriture

Vous entendez parler d’un concours d’écriture qui correspond à votre projet ? Sautez sur l’occasion ! Ce peut être une occasion formidable d’apprendre comment écrire un roman, une nouvelle ou un conte. Et puis, la date limite imposée par les organisateurs vous donnera des ailes pour remiser la procrastination et terminer votre récit.

Et qui sait ? Vous pourriez même remporter un contrat d’édition !

Trouvez un binôme d’écriture

Pour rester motivé(e) sur le long terme, rien de tel qu’un binôme d’écriture. Quelqu’un qui comme vous, rêve de mettre un point final à son roman.

Les avantages ? Vous pourrez partager vos méthodes, vos astuces. Parler de vos doutes, trouver du réconfort, des solutions et vous encourager mutuellement.

C’est la garantie de ne jamais abandonner votre projet. Et peut-être le début d’une belle amitié.

Faites lire votre texte et lisez celui des autres

Vous voulez garder votre texte pour vous avant de le proposer à vos lecteurs ou à une maison d’édition ? En procédant ainsi, vous risquez de livrer un brouillon informe.

Faire lire votre roman est indispensable pour en déceler les maladresses et l’améliorer. C’est une étape que vous ne pouvez pas ignorer pour apprendre comment écrire un roman qui attirera l’attention des éditeurs.

Mais savez-vous que lire ceux des autres auteurs en herbe peut vous faire progresser à vitesse grand V ? D’abord, cette démarche affûtera votre esprit critique. Ensuite, par effet de miroir, elle vous fera prendre conscience de vos maladresses. Enfin, elle vous donnera sans doute des idées pour votre propre roman.

Rejoignez une communauté littéraire

S’il y a bien un moyen super efficace de vous motiver et de vous faire progresser, c’est celui-ci.

Rejoindre une communauté d’auteurs en herbe.

Savez-vous que de nombreux auteurs jeunesse ont percé grâce au soutien d’une communauté littéraire ?

Christelle Davos, l’auteure belge de La Passe-Miroir, best-seller traduit en 17 langues, a d’abord soumis son texte aux lecteurs de Plume d’Argent avant de remporter le concours organisé par Gallimard. « J’ai bénéficié d’encouragements et de conseils qui m’ont aidée à progresser », explique-t-elle.

Eléonore Devillepoix, l’auteure de La Ville sans vent, publié en 2020 chez Hachette, est elle aussi passée par une communauté littéraire : « Le forum a été ce havre pour mon bateau littéraire qui naviguait à vue ».

Ces communautés de bêta-lecteurs sont d’une aide incroyable.

Certes, l’écriture est une activité personnelle et en partie solitaire. Elle nécessite une certaine introspection, du calme et du recul.

Mais aussi et surtout une persévérance à toute épreuve.

Car c’est si facile de douter. De se décourager. Puis un jour, d’abandonner. Après tout, personne n’attend votre roman.

Voilà pourquoi une communauté d’auteurs est une alliée incroyable quand on veut :

👉 finir le premier jet de son texte,

👉 en faire un vrai et beau roman qui trouvera son lectorat.

Mais il y a un problème avec les communautés. Pour en retirer une vraie valeur ajoutée, on doit y investir beaucoup de temps ! Car il faut :

  • trouver des lecteurs disponibles,
  • qui soient intéressés par le genre de votre roman,
  • par votre lectorat,
  • faire le tri dans les conseils reçus, plus ou moins pertinents.

Voilà pourquoi j’ai créé une communauté d’auteurs unique en son genre, car elle est :

👉 consacrée aux romans pour enfants, ados, young adults (mais écrits par des femmes et des hommes de tout âge !),

👉 constituée de bêta-lecteurs formés à la critique constructive et bienveillante,

👉 animée par une éditrice spécialisée en romans jeunesse (moi-même).

Découvrez notre communauté

Besoin d’un petit coup de motivation supplémentaire ? Découvrez le secret des auteurs jeunesse pour être publiés et repartez gonflé(e) à bloc !

Et vous, quelle est votre arme fatale anti-procrastination ? Partagez-la en commentaire !

 

Pour aller plus loin :

10 conseils en or d’auteurs jeunesse pour réussir votre roman

Apprenez à bâtir votre roman jeunesse comme un(e) pro

9 étapes (méconnues) pour bâtir votre roman jeunesse comme un pro (1/2)

9 étapes (méconnues) pour bâtir votre roman jeunesse comme un pro (1/2)

Les auteurs jeunesse (et les écrivains en général) seraient-ils dotés du pouvoir de conduire leur histoire de la première à la dernière ligne ? Sans un regard en arrière ni la moindre hésitation ? C’est une idée que partagent beaucoup d’auteurs en herbe, souvent terrassés dès les premières pages par l’incroyable complexité de l’exercice. Mais pour mener un roman à son terme, encore faut-il échafauder des bases solides. Parmi lesquelles le héros et l’enjeu tiennent une place primordiale !

L’inspiration suffit-elle pour écrire un roman ?

On l’a tous fait. Une idée jaillit à la faveur d’une lecture inspirante ou d’une conversation édifiante. Pas juste « une » idée. L’Idée. Celle qui va lancer votre carrière de romancier jeunesse. Ni une ni deux, vous vous précipitez sur votre ordinateur, ouvrez votre logiciel de traitement de texte… et c’est parti ! Pendant quelques heures, quelques jours, quelques semaines, peut-être, vous écrivez avec frénésie. Heureux, vous êtes, et plutôt fier. Votre rêve serait-il sur le point de se réaliser ?

Puis un jour, vous vous installez devant votre écran, et plus rien. Votre histoire, hier encore si géniale, vous paraît absurde aujourd’hui. Comment avez-vous pu croire que vous teniez le roman jeunesse qui allait faire de vous un auteur publié ? À présent, face au curseur qui clignote avec l’air de vous traiter de « dégonflé(e) », vous regardez votre histoire avec les yeux de la raison : une bonne idée, certes, mais une construction déplorable. Des personnages inexistants. Une intrigue qui ne va nulle part.

Vous avez entendu comme moi ces récits d’auteurs chez qui l’étincelle de l’inspiration a permis de réaliser des chefs-d’œuvre. Ces écrivains qui ont rédigé sans interruption ni plan. Et, oui, ça existe. Mais, non, ça ne concerne pas la majorité des écrivains jeunesse qui se considèrent plutôt comme des forçats de l’écriture, construisant pierre après pierre leur édifice.

Vous le savez. Le talent sans le travail n’est rien. Vous voulez votre histoire ? Il va falloir aller la chercher. Creuser loin, dans la boue et dans la roche, avec les ongles parfois. C’est à ce prix que vous créerez le petit miracle d’un roman jeunesse publiable.

La première phase ? Des fondations en béton qui vous éviteront de partir dans tous les sens à un moment ou à un autre. Dans cet article-fleuve en 2 parties, je vous présente quelques-uns de mes meilleurs conseils d’écriture pour bâtir la structure de votre roman étape par étape, et écrire une histoire que vos lecteurs enfants ou ados ne pourront pas lâcher.

1. Par où commencer pour bâtir votre récit ?

Alors, par où commencer pour partir sur de bonnes bases ? Faut-il d’abord développer une idée ? Une scène ? Échafauder un scénario ?  Les spécialistes de l’écriture divergent sur ce point. Mais en ce qui concerne le roman pour enfants / ados / jeunes adultes, je n’hésiterai pas à trancher.

Commencez par créer votre personnage principal.

Votre guide : le protagoniste

Pourquoi ? Parce que c’est lui qui portera votre histoire. Qui lui donnera vie. Sans personnage principal soigneusement imaginé, votre idée – même géniale – restera une triste chose abstraite dénuée d’émotions et de couleurs.

D’ailleurs, vous savez quoi ?  La plupart des grands auteurs de littérature jeunesse sont partis de leur héros pour concevoir leur roman. Et ceci, avant d’avoir eu la moindre idée de scénario, ni même d’univers.

Visions de héros


Et vous, quelle est votre vision ?

C’est le cas de Stephenie Meyer, l’auteure de la saga Twilight.  Le point de départ de cette série à succès ? Un rêve mettant en scène ses deux futurs personnages principaux.

« Dans mon rêve, deux personnes étaient en pleine conversation dans un champ entouré d’une forêt. L’une d’elle était une fille. L’autre était incroyablement beau ; il semblait briller et c’était un vampire. Ils discutaient des problèmes liés aux faits suivants : A. Ils étaient tombés amoureux l’un de l’autre alors que B. le vampire était attiré par l’odeur de son sang et avait beaucoup de mal à se retenir de la tuer sur le champ. »

Stephenie Meyer

Quant à Christelle Dabos, l’auteure de La Passe-Miroir, elle explique que l’univers de sa série de romans s’est construit autour de la vision de sa future héroïne 

 « C’est dans ce moment de détente que cette image d’une jeune femme qui émerge d’un miroir, avec une écharpe qui se déroule jusqu’au sol, a émergé. Très vite, sûrement grâce à un mélange d’influences et d’œuvres, j’ai vu tout un imaginaire en toile de fond. […] Pour l’histoire, non, je n’en avais pas la moindre idée. Les personnages ont précédé tout le reste, l’univers, puis le récit. Pour cela, j’ai dû travailler. »

Christelle Dabos

Cette façon de procéder n’est d’ailleurs pas propre aux auteurs pour enfants.

Zola, par exemple, avait coutume de se concentrer sur son personnage principal, sans se préoccuper, au départ, des événements qui se produiront dans son roman, ni du début ni de la fin. Après deux ou trois mois à étudier son héros sous toutes les coutures, il était capable de s’en faire une idée incroyablement précise. Au point de le voir et de le sentir. Il était alors certain de donner à son roman la couleur et le parfum du monde dans lequel ce personnage évoluait.

Vous l’avez compris, dans un roman – en particulier lorsqu’il s’adresse aux jeunes – le personnage principal est le pivot du récit. Non seulement il est au cœur de l’identification ou des désirs de votre jeune lecteur, mais c’est aussi autour de sa quête que se construira votre histoire.

Bien sûr, vos idées – quelles qu’elles soient – sont précieuses. Il ne s’agit pas de les oublier, au contraire : notez-les, développez-les au brouillon.  Mais veillez toujours à les organiser autour de votre personnage principal. C’est lui le noyau dur de votre roman.

Et c’est à partir de lui que se déroulera facilement votre histoire. À condition de ne pas oublier les deux éléments suivants.  

2. Les deux éléments indispensables pour construire des fondations solides

Au moment de créer votre héros, vous avez sûrement entendu / lu ce conseil : « Fais des fiches ! »

OK, c’est souvent très utile. Surtout si vous êtes du genre à tout planifier.

Malheureusement, ces fiches occultent presque toujours les deux aspects  fondamentaux de votre personnage. Vous aurez beau avoir soigneusement réfléchi à l’apparence physique, au caractère, aux qualités, aux défauts, à la famille, à l’entourage, à l’évolution de votre héros, vous n’irez pas loin si vous n’avez pas travaillé pas à fond les deux aspects suivants : le but et l’enjeu.

« Viser la lune pour atteindre les étoiles »

Votre personnage n’a pas de but exaltant aux yeux de votre jeune lecteur ? Votre histoire n’aura aucun intérêt pour lui. 


Voilà, ça c’est de l’objectif !

Voilà pourquoi vous devriez définir, avant même d’avoir écrit une ligne, l’objectif de votre personnage principal. À quoi aspire-t-il ? Que cherche-t-il à obtenir ? Quelle est sa quête ? Qu’est-il prêt à faire pour cela ?

Mais attention. Si vous voulez que votre lecteur dévore votre roman, le but de votre personnage doit susciter non pas un vague intérêt, mais son enthousiasme délirant. Pour cela, cet objectif devrait :

👉 Être au cœur de ses préoccupations. Par exemple, si vous écrivez pour des ados, donnez à votre personnage principal un objectif désirable aux yeux de votre lecteur, comme la popularité, la confiance en soi, la reconnaissance, la quête d’identité, l’amour, etc.

👉 Découler d’une ou plusieurs faiblesses. Sans problème, votre personnage n’aura aucun but intéressant. L’objectif de votre personnage devrait donc lui permettre, s’il parvient à l’atteindre, de résoudre des difficultés majeures. Par exemple, gagner l’affection d’un adulte qui saura le protéger et lui faire oublier les maltraitances de sa famille, comme Zézé, dans Mon bel oranger.

👉 Lui faire vivre des émotions fortes : la joie, l’espoir, mais aussi la tristesse et la colère. Votre personnage doit vivre intensément et se découvrir en poursuivant sa quête.

👉 Être difficile à atteindre (mais pas impossible). Si votre personnage principal parvient à surmonter les obstacles à la vitesse de l’éclair, votre histoire perdra très vite son intérêt aux yeux de votre lecteur. Mettez votre personnage en danger, maltraitez-le, que diable !  C’est ce qui donnera du piment à votre histoire. Et dans le cas où votre personnage atteint son objectif, faites douter votre lecteur jusqu’au dernier moment : réussira ? Réussira pas ?  

👉 Opérer un changement important chez votre personnage principal. Après avoir surmonté – ou non – les obstacles, celui-ci ne devrait pas être le même qu’au début de votre roman. Il devrait avoir changé de façon significative, que ce soit en bien ou en mal. 

Autre chose. Le but de votre personnage devrait se dessiner dès les premiers chapitres de votre roman. Pas à la fin. Pas même au milieu.

Pourquoi cette précision ?

Vous êtes-vous déjà retrouvé face à un bavard qui vous raconte une histoire avec force détails sans que vous compreniez où il veut en venir ?  C’est énervant. Et même lassant. Au bout de quelques minutes, vous n’avez plus envie de l’écouter

C’est la même chose quand vous écrivez votre texte. Si, au bout de quelques pages, votre lecteur ne saisit pas – au moins en partie – le but de votre personnage principal, il refermera aussi sec votre roman.

Et ce n’est pas tout ! Pour que cet objectif soit palpitant jusqu’au bout, posez-vous la question suivante.

Quel est l’enjeu de votre histoire ?

Car oui ! Un but ne peut être intéressant que s’il lié à un enjeu puissant.

Mais alors, me direz-vous…

Quelle est la différence entre l’objectif du héros et l’enjeu d’une histoire ?

L’objectif est le but plus ou moins conscient de vos personnages. Par exemple, l’objectif de Victoria, votre héroïne, est d’attirer l’attention de Théo, le play-boy du lycée, dont elle est secrètement amoureuse.

L’enjeu est… ce qui est en jeu. Autrement dit, ce que votre personnage va gagner ou perdre selon qu’il atteint ou non son objectif.


Votre personnage principal est comme un joueur de poker. Il doit jouer gros !

Quel est l’enjeu pour Victoria ? Si elle parvient à attirer l’attention de Théo, elle vivra sa première histoire d’amour et sera enviée de toutes les autres filles.

Si elle n’y parvient pas, elle restera une ado timide et mal dans sa peau, sa vie ne changera pas et son personnage ne connaîtra pas ou peu d’évolution.

Dans le cas de Victoria, l’enjeu est au cœur des préoccupations d’une adolescente : vivre son premier amour, devenir populaire. En atteignant son objectif, elle obtiendra l’amour et la popularité, deux éléments qui lui permettront de connaître une évolution importante.

C’est donc un enjeu puissant, susceptible de faire naître des émotions fortes.  Évidemment, dans ce genre d’histoire, votre lecteur – ou plutôt votre lectrice – s’attend à ce que Victoria atteigne son objectif. Il se doute donc qu’elle y arrivera. Votre talent de conteur consistera à faire croire jusqu’au dernier moment que Victoria ne parviendra pas à attirer l’attention de Théo. Le suspense résidera donc dans les difficultés de Victoria à atteindre son objectif.

Un exemple d’enjeu sans intérêt?

Votre personnage n’a qu’une obsession : retrouver sa clé (objectif).

Que gagne-t-il s’il la retrouve (enjeu) ? Il peut rentrer chez lui sans l’aide d’un serrurier. Avouez que l’enjeu n’est pas trépidant. Ici, même si votre personnage vit une foule de péripéties rocambolesques pour retrouver sa clé, vous ne pourrez pas embarquer votre lecteur dans votre histoire.

Maintenant, votre personnage a la même obsession (et le même objectif). Mais l’enjeu, c’est de délivrer sa famille captive d’un monde parallèle. S’il échoue, il risque de ne jamais revoir les siens. C’est déjà beaucoup mieux, non ?

La question de l’enjeu est donc capitale dans un roman. Pas d’enjeu = pas d’histoire.

Le troisième ingrédient pour bâtir des fondations solides ?

3. Échafaudez un système efficace de personnages secondaires 

Eh oui ! Votre personnage ne peut pas exister seul. Ça peut paraître évident, mais certains auteurs débutants négligent cet aspect. Imaginez Bilbo le hobbit sans Gandalf et les treize nains. Harry Potter sans sa kyrielle d’amis et d’ennemis : Hermione, Ron, Dudley, la tante Pétunia, l’oncle Vernon, Severus Rogue, Dumbledore, et bien sûr Voldemort.

Votre personnage principal ne peut pas atteindre son but seul. Il ne peut pas résoudre ses problèmes seul. Sans adversaire, il ne peut y avoir de conflit. Sans allié(s), il ne peut y avoir de résolution.

Créer un système de personnages secondaires est indispensable pour élaborer des péripéties dignes de ce nom – et affiner la personnalité de votre « héros ». C’est à travers eux que va se nouer et se dénouer l’intrigue.

Antagoniste, adversaires, alliés

Alors, comment construire votre réseau de personnages secondaires ?

En général, ils ont deux types de fonction :

– Mettre en valeur le héros et / ou contribuer à révéler sa personnalité.

– L’aider à atteindre son but, ou tenter de l’en empêcher.

Voici, en gros, les personnages secondaires incontournables :

L’adversaire principal : il désire la même chose que le personnage principal, et de ce fait, cherche à lui mettre les bâtons dans les roues. Il peut être mauvais, bien sûr, mais garder une part d’humanité (sinon, vous risquez de tomber dans le stéréotype) qui peut même parfois susciter la sympathie. Le personnage principal n’est pas obligé de le détester, d’ailleurs, et l’adversaire peut même être meilleur que votre personnage principal.

Les autres adversaires : ils peuvent aider l’adversaire principal, ou bien faire partie d’un autre réseau. Ce peut être aussi un allié qui trahit le personnage principal, ou bien qui retourne sa veste. Inversement, un adversaire peut se révéler un allié.

L’allié principal : le (la) meilleur(e) ami(e), un animal, un adulte bienveillant, etc.  C’est celui qui partage les valeurs du personnage principal et l’aide bien sûr à atteindre son objectif (qu’il a souvent en commun avec lui).

Pour chacun de vos personnages secondaires, définissez leur rôle précis, c’est-à-dire ce qu’il apporte au personnage principal (ou en quoi il tente de lui nuire).  Vous pouvez aussi définir la façon dont il se compare au personnage principal, c’est-à-dire la façon dont l’un et l’autre gère le même problème.

Pas d’armée mexicaine

Le piège à éviter ? Leur donner un rôle aussi important que votre supposé héros (sauf, bien sûr, si vous cherchez à écrire un roman à plusieurs voix). Une vraie armée mexicaine, selon l’expression populaire : trop d’officiers, pas assez de soldats !

Maintenant, c’est le moment de se pencher sur la structure narrative à proprement parler. Et j’en ai une super intéressante à vous proposer. Tellement intéressante qu’elle a débloqué bien des nœuds chez mes apprentis auteurs.

4. 7 étapes pour créer une structure narrative en béton

Au collège, on vous a sans doute rebattu les oreilles avec le schéma narratif : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, dénouement, situation finale. La tentation est grande de vous en servir pour bâtir votre histoire. Après tout, les contes de fées sont construits ainsi. Et cela fonctionne très bien.

Le problème ? Ce schéma narratif ne vous permet pas d’explorer les aspects psychologiques de votre héros. En le suivant, vous risquez de vous retrouver coincé(e) un jour ou l’autre. Et de ne plus savoir comment continuer.

La solution ?  Voici 7 étapes clés qui vous aideront à construire une structure narrative comme un pro. Ce n’est pas de moi, mais de John Truby, le célèbre auteur de L’Anatomie du scénario.

Je me suis amusée à vérifier si J. K. Rowling aurait pu s’en inspirer pour créer sa série de romans. La réponse ci-dessous.


J. K. Rowling aurait-elle appliqué sans le savoir la méthode de Truby?

Étape 1 : définissez les faiblesses et le besoin de votre héros

Selon John Truby, votre personnage principal doit avoir une ou plusieurs grandes faiblesses qui lui gâchent la vie (faiblesses psychologiques) – ou mieux blessent les autres (faiblesses morales).

Voyons si c’est le cas de Harry dans le premier tome de la série, Harry Potter à l’école des sorciers, où il est présenté comme un orphelin maltraité par son oncle et sa tante.

Ses faiblesses psychologiques ? Il est impuissant face aux injustices dont il est victime, car il ne connaît pas ses pouvoirs, et ne les maîtrise pas.

Une faiblesse morale ? Il est prompt à la colère. En particulier, il répond à la méchanceté dont il est victime par la méchanceté, par exemple avec son cousin Dudley (il fait donc du tort à son cousin, même si celui-ci est un gros méchant insupportable).

Et dans la suite de la saga ?  Ses faiblesses psychologiques vont se révéler au fil des tomes : il est impulsif, incapable de cacher ses émotions, ce qui va lui causer de sérieux problèmes par la suite (être banni de l’équipe de Quiddich par exemple).

Revenons à Truby et parlons maintenant du besoin de votre héros.

Pour surmonter ses faiblesses et améliorer son existence, votre personnage principal doit assouvir un besoin. Ce besoin doit consister dans l’accomplissement de quelque chose qui va le faire évoluer. Mais, au début de l’histoire, votre personnage doit ignorer ce qu’il a besoin de changer en lui pour évoluer (sinon l’histoire est déjà finie). Il ne doit prendre conscience de son besoin qu’à la fin, au moment de la révélation personnelle.

Quel est le besoin psychologique de Harry ? Avoir le courage d’affronter son pire cauchemar, Voldemort, et parvenir à contrôler ses émotions à ce moment-là.

Étape 2 : déterminez le désir (ou but) de votre héros

Comme je vous l’ai expliqué, votre personnage principal doit souhaiter obtenir quelque chose de façon consciente (désir ou but).  C’est la ligne directrice de l’intrigue, celle que votre lecteur suivra.  Pour atteindre ce but, il devra remédier à une faiblesse interne et du même coup, comblera le besoin qu’il ignore au début.

Attention à ne pas confondre besoin et désir, car, je le rappelle, le personnage ne doit pas connaître son besoin au début. Le désir, c’est ce à quoi aspire de façon consciente le personnage, c’est le fil directeur de votre intrigue.

Le besoin, c’est la façon dont le personnage devra changer (et qu’il ignore jusqu’à la révélation) pour atteindre ce but et améliorer sa vie.

Le désir de Harry ? Comme ce n’est pas un héros ordinaire, il en a plusieurs qui évoluent au fil de l’histoire :

– De façon générale, faire ses preuves à l’école des sorciers pour être le digne fils de ses parents, notamment en protégeant les autres de Voldemort.

– Découvrir sa famille et son histoire.

–  Empêcher Rogue (en réalité Quirell) de s’emparer de la pierre philosophale et de la donner à Voldemort.

Étape 3 : créez son adversaire

Celui-ci doit empêcher votre personnage principal d’assouvir son désir tout en tentant d’atteindre le même objectif que lui. Attention : l’objectif commun qu’ils veulent atteindre tous les deux ne saute pas toujours aux yeux.

L’adversaire de Harry : Voldemort. Ils veulent tous les deux s’emparer de la pierre philosophale, Voldemort pour avoir la vie éternelle, Harry pour empêcher Voldemort de retrouver ses pouvoirs. Voldemort veut également empêcher Harry de connaître la vérité sur la mort de ses parents pour le faire souffrir davantage – après tout, c’est à cause de lui que Voldemort a perdu ses pouvoirs.

Étape 4 : élaborez le plan de votre personnage principal

Le héros suivra un ensemble de stratégies pour vaincre son adversaire et atteindre son objectif. Son plan peut être assez vague ou au contraire très complexe.

Le plan de Harry : braver les pièges tendus par Dumbledore pour trouver la pierre philosophale avant Rogue – Harry pense que c’est lui qui cherche à s’en emparer.

Étape 5 : travaillez la confrontation finale

C’est le conflit final entre le héros et l’adversaire qui détermine lequel des deux atteindra l’objectif.

Dans le cas de Harry ? Il affronte non pas Rogue, comme il le pense, mais le professeur Quirrell, disciple de Voldemort, dont celui-ci se sert pour exister.

Étape 6 : réfléchissez à la révélation personnelle

La confrontation amène le héros à découvrir sa véritable nature. Cette révélation comporte un aspect psychologique et un aspect moral.

Dans une révélation psychologique, le héros retire son masque et se voit tel qu’il est vraiment (acte très difficile et courageux de sa part).

La révélation morale est la conséquence d’un besoin moral : le héros ne se contente de se voir sous son vrai jour, mais il prend conscience de ses erreurs et décide de changer. 

Dans le cas de ce premier tome, il n’y a pas de révélation personnelle, car Harry, en toute logique, découvrira sa véritable nature à la fin de la série.

Étape 7 : trouvez un nouvel équilibre

Tout retourne à la normale et tout désir disparaît, avec une différence majeure : le héros est transformé – grâce à la révélation :  il s’est amélioré ou au contraire il est détruit.

Quel est le nouvel équilibre dans Harry Potter à l’école des sorciers ? Harry se réveille à l’infirmerie. Dumbledore lui explique que l’amour de sa mère, qui s’est sacrifiée pour le sauver, lui offre une protection contre Voldemort.  À la fin de ce premier tome, le désir de Harry ne disparaît pas (sinon, il n’y aurait pas de suite, bien sûr). Il reste toujours une énigme autour de la mort de ses parents – mais sa souffrance est apaisée car Hagrid lui offre un livre de photos de ceux-ci. De plus, son courage est récompensé, car grâce à lui,  Gryffondor remporte la coupe des quatre maisons.

Conclusion : à chacun son chemin d’écriture

Évidemment, ces conseils sont à adapter en fonction de votre personnalité, de votre façon d’écrire et de votre projet d’écriture.

Chacun sa façon de travailler.

Aucune n’est meilleure qu’une autre. L’essentiel est de trouver celle qui fonctionne pour vous.

Cela peut prendre un peu de temps, et il se peut que vous procédiez par tâtonnements avant d’y arriver. Le principal, c’est que vous arrêtiez de culpabiliser.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Comptez-vous tester ces conseils ? Connaissiez-vous ces questions de but, d’enjeux et de structure narrative ? Avez-vous d’autres astuces qui fonctionnent ? Je veux tout savoir !

La suite au prochain épisode avec 5 autres astuces méconnues pour construire votre roman comme un pro !

10 conseils en or d’auteurs jeunesse pour réussir votre roman

10 conseils en or d’auteurs jeunesse pour réussir votre roman

Le lecteur de vos rêves : fasciné par votre histoire, prêt à braver tous les interdits pour la dévorer…

Pour écrire un roman jeunesse et le faire publier, il faut des tonnes de talent et beaucoup de chance. Ou connaître du monde dans l’édition. Ou être dans le show-biz / le foot / la littérature pour adultes. Vous avez déjà entendu ça quelque part ? Peut-être en êtes-vous convaincu vous-même ? Les auteurs dont j’ai choisi de transmettre les conseils dans cet article ont tous publié au moins un roman, si ce n’est plusieurs. Et ce qu’ils ont à vous dire va peut-être changer votre regard sur le travail d’écriture. Non, il ne s’agit pas d’espérer recevoir la visite d’une muse ou de copiner avec Antoine Gallimard (bonne chance!). Ici, on parle d’artisanat, de culture et de ténacité. Alors au boulot !

1. Lisez des romans pour enfants

Vouloir écrire un roman jeunesse sans jamais en lire un seul? Ce serait un peu comme s’apprêter à escalader une montagne en refusant de sortir sous la neige. Un non-sens total !

Pourquoi ?

Primo, la lecture de romans (dans le genre de ceux que vous écrivez, mais pas seulement) aiguise la plume et affûte l’imagination.

Secondo, comme dans tous les métiers, on apprend mieux en prenant exemple sur les plus grands. Décortiquer une œuvre littéraire vous permet de mieux appréhender les mécanismes de l’histoire, ses procédés narratifs, ses petites astuces pour embarquer le lecteur.

Tercio, rassurez-vous, ce n’est pas parce que vous aurez lu l’intégrale des plus grands auteurs jeunesse que vous en perdrez ce qui vous rend unique. S’ils vous influencent, ce sera plutôt dans le bon sens !

 

Une ampoule s’allume au-dessus d’un livre ouvert

La lecture de romans jeunesse ne brimera pas votre imagination. Au contraire, elle la libèrera !

 

C’est J. K. Rowling en personne qui  le dit sur son blog.

Vous ne pouvez pas devenir un écrivain valable sans être vous-même un lecteur assidu. Lire est la meilleure façon d’analyser ce qui fait un bon roman. Soyez attentif à ce qui fonctionne et à ce qui ne fonctionne pas, aux aspects que vous aimez et demandez-vous pourquoi vous les aimez. Au début, vous aurez sans doute tendance à imiter vos auteurs préférés, mais c’est un bon moyen d’apprendre. Au bout d’un moment, vous trouverez votre voix.

Quant à Nadia Coste, elle explique, dans ses “30 conseils d’écriture” publiés sur son blog, les avantages à analyser son roman préféré:

 Analysons ce qu’on lit, critiquons mentalement si c’est trop salé, ou trop cuit… et apprenons pour reproduire avec nos propres recettes et arriver à créer une émotion, une saveur unique, de la même manière que nous avons aimé notre roman préféré ! 

 

2. Ne négligez pas la phase de préparation

Ah, saisir une idée de roman au vol et se jeter sur sa plume pour l’immortaliser avant qu’elle ne disparaisse… Ecrire son livre d’un jet, en quelques nuits fiévreuses… Qui n’a jamais rêvé d’être saisi par la transe de l’auteur, ce phénomène quasi-mystique, voire chamanique ?

Oui. Sauf que ça ne fonctionne pas. Écrire sans préparation, c’est un peu se lancer du haut d’une falaise sans filet. Au début, l’élan vous donne l’impression de voler, mais à la fin, c’est toujours la gravité qui gagne.

 

L’auteur jeunesse est un détective qui passe chaque détail de son histoire à la loupe

Combien de fourmis pour construire le Taj Mahal ? Pour le bien de votre roman, votre mission est de le découvrir !

 

Samantha Bailly explique dans sa vidéo « Comment préparer un roman ? » qu’elle respecte plusieurs étapes avant de se lancer dans l’écriture à proprement parler. Lorsque ses idées ont pris forme, elle fait toujours des recherches sur l’univers ou les personnages qu’elle souhaite créer.

Être auteur, c’est savoir projeter ses personnages dans des contextes parfois très éloignés de nous. Ça pousse donc à engranger des informations sur des notions parfois complexes, à récolter des témoignages, ou à soi-même vivre des situations qui nous étaient jusqu’alors inconnues.  Un petit exemple dans mon roman de fantasy Oraisons : je me suis retrouvée à calculer la distance que pouvaient parcourir les pigeons voyageurs. Oui, oui, la recherche de crédibilité peut mener très très loin.

 

3. Prenez votre jeune lecteur au sérieux

Tremblez, pauvres cœurs sensibles ! La confrontation avec un jeune lectorat n’est pas pour les esprits faibles… La peur de choquer, d’attrister ou de traumatiser est fréquente chez les auteurs jeunesse en formation. Souvenez-vous toutefois de ce que Claude Roy écrivait : « Les gens heureux n’ont pas d’histoire » !

Pensez aux héros de roman que vous avez aimés, plus jeunes. Mowgli ? Abandonné à la naissance et traqué par un tigre mangeur d’hommes. Heidi ? Placée chez un grand-père bougon dans un coin perdu des alpes autrichiennes. Sophie ? Fouettée par une belle-mère sans cœur après la mort de ses parents.

La liste est longue, mais vous comprenez le principe : vos jeunes lecteurs ont besoin de défis, d’épreuves, de récits de souffrance… Pas parce que ce sont des sadiques en devenir, mais parce que la compassion leur permet de s’attacher à votre héros et s’intéresser à son sort.

Clémentine Beauvais explique dans 5 astuces pour écrire pour les enfants :

Les enfants aiment tout ce qui est grand, et pas seulement les dinosaures. Ils peuvent gérer les mots compliqués qu’ils n’ont jamais vus avant: c’est ce qu’ils font depuis qu’ils sont nés. Ils peuvent gérer les sujets difficiles, sombres, tabous: ils n’arrêtent pas de demander à leurs parents de les leur expliquer. Ils peuvent gérer l’humour: ils voudraient souvent que les adultes en aient un peu plus. Ne leur donnez pas de petites histoires confortables et banales.

Quant aux mots compliqués et notions savantes, ils sont souvent traqués par ces auteurs convaincus qu’avec les enfants, il faut faire simple. Ceux qui affirment ça n’ont jamais dû répondre aux questions métaphysiques d’un piou-piou de 6 ans à l’heure de l’histoire

Il a fallu 15 ans à J. K. Rowling pour écrire Harry Potter.  Respectez les enfants, la littérature jeunesse et les autres auteurs pour enfants: il n’y a rien de plus insultant pour eux que les gens qui pensent que c’est facile. Ne faites pas l’auteur qui « s’abaisse » à la littérature jeunesse parce qu’il n’arrive pas à trouver d’éditeur pour ses romans pour adultes. Passez du temps à faire des recherches pour votre histoire – les enfants vérifieront vos assertions. Passez du temps à lire des critiques de livres jeunesse. Passez du temps à structurer, à écrire et à corriger. Passez du temps à parler aux enfants, et à les écouter.

 

4. Eviter les discours didactiques

Un enfant se désespère devant un tableau noir couvert de signes d’algèbre.

Ça, c’est la réaction que provoquaient les cours de Mme Choupard, ma prof de maths.

 

« Didactique : dont le but est d’instruire, d’informer, d’enseigner. » (Larousse de la langue française)

Produire des contenus didactiques, c’est très bien quand on enseigne l’histoire. Beaucoup moins quand on cherche à en raconter. Votre roman produit le même effet qu’une  leçon d’orthographe ? Visiblement, vous n’avez pas atteint votre but.

Clémentine Beauvais écrit ainsi dans son blog d’auteure jeunesse :

Si on vous dit que votre bouquin pour enfants est « didactique », c’est, en général, pas trop une bonne nouvelle du tout. Ça veut dire qu’il est prescriptif, voire doctrinaire, ouvertement éducatif, bref, qu’il ne laisse pas de liberté à l’enfant. Pour reprendre les mots d’Alceste (dans Le Misanthrope, pas dans Le Petit Nicolas), franchement, il est bon à mettre au cabinet. Et en prime vous voilà catalogué comme un grand méchant adulte façon Mlle Legourdin dans Matilda.

 

 5. Commencez par la fin

Une belle fin de roman, ça se travaille, vous n’y couperez pas. Tout comme votre premier chapitre, vous l’écrirez et la réécrirez des dizaines de fois avant d’obtenir un résultat convenable. Ecrire un roman sans en connaître la fin est possible, bien sûr. Mais la plupart du temps, vous aurez besoin de maîtriser le début et la fin de votre histoire pour tisser entre ces deux points les mailles de votre intrigue.

Anne-Gaëlle Balpe nous le rappelle dans l’Abécédaire des auteurs et illustrateurs jeunesse :

Les enfants aiment les fins d’histoires (les éditeurs aussi, du coup). C’est parfois le plus important, surtout dans un texte court. (…) Pensez tout de suite à la façon dont cette histoire va se terminer. Il faut que le déroulement soit équilibré, et que la fin vienne comme un feu d’artifice (elle peut être surprenante, douce, logique, absurde…). Ensuite seulement, travaillez les mots, les phrases. Mais il faut construire sur une structure qui tienne la route et la fin joue donc une place prépondérante.

 

6. Réfléchissez à une structure

Vous trouverez bon nombre de traités d’écriture abordant cette question délicate. Beaucoup s’attachent à la structure traditionnelle en 3 actes, d’autres vous inviteront à vous en libérer. Faites-vous confiance et prenez la décision la plus conforme à ce que vous imaginez pour votre histoire, à vous !

Dans la vidéo « La structure d’une histoire », Samantha Bailly explique comment fonctionne la structure en 3 actes, ses 3 points pivots, son climax et sa fin.

C’est cette structure qui prédomine dans la plupart des romans jeunesse :

  • Acte 1 : 25 % environ : nouer l’intrigue
  • Acte 2 : 50 % environ : “fun and games” et ventre de la baleine
  • Acte 3 : 25 % : dénouement

Attention, dans un roman jeunesse, l’intrigue doit démarrer très rapidement, dès les premières pages. Ne plantez pas trop longuement le décor, au risque d’ennuyer votre lecteur.

 

7. Restez vous-même

Vous vous souvenez de ce qui était à la mode dans la littérature jeunesse au moment de la publication de Harry Potter à l’école des sorciers ? Moi non plus. Ce que je sais en revanche, c’est que les manuscrits mettant en scène un jeune sorcier ont plu après ça, et pleuvent encore. Combien d’entre eux sont publiés ? Environ 1 sur 1000, comme tous les autres…

Suivre la mode ne vous avantage que rarement, et vous oblige au contraire à redoubler d’originalité. Et à aborder un sujet que vous n’auriez peut-être pas choisi dans d’autres circonstances.

Clémentine Beauvais :

C’est tentant d’écrire une épopée de licornes punk dans un sous-marin si c’est ce que tout le monde est en train de faire. Mais pendant que vous vous embêtez à planifier votre trilogie “pas tout à fait comme les autres’, les éditeurs sont déjà partis sur une nouvelle tendance (dystopie préhistorique avec extra-terrestres). Et même si vous arrivez à faire publier votre œuvre, elle sera vouée à être consommée et digérée en un temps record par les fans frustrés et gloutons des histoires d’un autre auteur.

 

Les extraterrestres sont-ils à la mode en littérature jeunesse ?

“E.T. téléphone maison” Comment ça, je peux pas piquer cette réplique ?

J. K. Rowling :

Il faut résister à la pression de suivre les meilleures astuces au pied de la lettre, que ce soient des conseils en ligne ou des livres vous promettant la recette pour écrire un best-seller/ ce que vous devez absolument faire pour être publié/ comment gagner des millions grâce à l’écriture.

 

 8. Mélangez les genres

Si vous réfléchissez à bon nombre de réussites dans le roman jeunesse aujourd’hui, vous constaterez que beaucoup d’entre elles appliquent cette recette de mix-and-match. C’est aussi un moyen efficace de rafraîchir un thème rebattu mais séduisant.

Clémentine Beauvais :

 La littérature jeunesse a un certain nombre de “genres” bien définis – des contes animaux aux journaux intimes d’ados, en passant par les histoires de ballerines. Mais se confiner à un genre ne fonctionne plus vraiment. Les meilleurs livres sont les hybrides – ceux qui mélangent les recettes. Pas la peine d’aller imaginer un championnat de foot dans l’espace entre écoles de loups-garous, mais les jeunes lecteurs aiment le sentiment d’aliénation et de familiarité que les histoires hybrides provoquent.

 

9. Laissez reposer votre texte

Si votre roman était déjà bon, il le restera. Mais ne rêvez pas trop. Un manuscrit excellent dès le premier essai, ça se produit une ou deux fois par siècle (non, je n’ai pas de statistiques précises à ce sujet). C’est donc que votre roman jeunesse est mauvais ? Du tout. Seulement perfectible.

Nadia Coste:

Voilà un conseil qui me semble essentiel et que trop de (jeunes) auteurs ne prennent pas en compte : le temps de repos d’un texte, comme le temps de repos d’une pâte qui doit lever, est essentiel !

J’ai eu l’occasion de voir autour de moi des auteurs qui terminaient le premier jet de leur roman et qui l’envoyaient en soumission à l’éditeur le lendemain. Si ça vous donne des sueurs froides à vous aussi, c’est bien, vous êtes sur le bon chemin.

[…] Si je le laisse reposer quelques semaines (voire quelques mois) pendant lesquelles je travaille sur une autre histoire, et/ou je bouquine, et/ou je fais autre chose, eh bien, quand je vais le relire, je vais, en quelques sorte, le redécouvrir d’un œil neuf. Et je verrai non pas ce que je voulais faire, mais ce que j’ai vraiment fait.

 

10. Corrigez-le, encore et encore

Une chose est sûre : il n’y a pas de limite théorique au nombre de corrections que vous pouvez effectuer.

Un écrivain rit puis pousse un cri d’horreur

J’ai fini, tralalère… Diantre ! Un pléonasme !

Paul Beorn présente ainsi sa vision des corrections de roman sur son blog :

Quand vous avez fini votre premier jet, vous le relisez et vous le corrigez. C’est bien ! Vous le faites lire à d’autres et vous le recorrigez d’après leurs remarques. C’est encore mieux ! Un texte doit toujours être lu et relu. Et après ? C’est tout ? Erreur !

Je sais bien ce que vous pensez de ces modifications, vous vous dites « c’est forcément mieux qu’avant ». Eh bien moi je me méfie : ne faites pas confiance à vos corrections, ce sont les seuls morceaux de texte qui n’ont pas été relus.

C’est comme les retouches de peinture : elles vous paraissent jolies et pimpantes quand vous venez de passer le pinceau, mais quand elles sèchent, vous voyez le vrai résultat et parfois ce n’est pas brillant.

Quelques exemples en vrac de corrections à problème :

  1. vous avez voulu éviter une répétition en changeant un terme par un autre, et vous vous apercevez que vous en créez une nouvelle ;
  2. vous avez supprimé un paragraphe et vous vous rendez compte que 20 pages plus loin, on y fait allusion ;
  3. vous avez charcuté un bout de phrase et du coup, il manque un mot ou il reste un morceau en trop ;
  4. vous avez concocté une jolie formule en pesant chaque mot dans votre tête, mais en relisant, vous voyez que ça casse l’enchaînement des phrases.

Alors s’il vous plaît, faites plaisir à tonton Beorn : corrigez-moi ces corrections !

Veillez quand même à vous arrêter, à un moment ou à un autre. S’il est prudent de ne pas dévoiler son texte trop tôt, se perdre en révisions est symptomatique d’une incapacité à couper le cordon. Créez la meilleure version possible de votre roman, et lâchez prise. Sans quoi vous ne l’enverrez jamais.

 

Que pensez-vous de ces 10 conseils de romanciers ? Les appliquez-vous depuis toujours ou en avez-vous découvert certains ?

Votre boîte à outils d’ écrivain en herbe contient peut-être bien d’autres astuces. Si c’est le cas, je serai ravie de les découvrir et d’en discuter avec vous en commentaire !

Le secret des auteurs jeunesse pour être édités

Le secret des auteurs jeunesse pour être édités

Vous vous êtes sans doute posé la question. Pourquoi certains auteurs de littérature jeunesse finissent par trouver un éditeur alors que vous collectionnez les  lettres de refus depuis des lustres ?

Vous vous dites peut-être qu’ils ont plus de talent que vous. Ou bien que leur histoire de lutin ensorcelé est arrivée pile au moment où ce genre commençait à s’arracher. Quel coup de bol incroyable ! Et si ce n’est pas la chance, ce doit être le piston. Reconnaissez-le ! Ça sert de connaître l’oncle de la sœur du stagiaire chez Gallimard Jeunesse.

Résultat : vous vous morfondez devant votre pile de lettres types en maudissant ces jeunes auteurs talentueux. Et c’est vrai qu’il y a de quoi pleurer. Ce style de courrier rendrait dépressif le nain Joyeux en personne.

Bref. Vous avez trimé pendant des mois, des années à relire, corriger, raturer, réécrire, relire votre tapuscrit… Rien n’y fait. Personne ne veut de votre chef-d’œuvre.

Dur, dur de devenir écrivain, pas vrai ?

Et pourtant, vous vous en êtes donné du mal. Vous avez sué corps et âme à noircir des pages et des pages (au point d’avoir des cloques au bout des phalanges). À raturer rageusement des passages entiers. À lutter contre la page blanche. À chercher l’inspiration. Vous avez même été à deux doigts de balancer votre ordi par la fenêtre.

Entre deux relectures, vous vous êtes peut-être plongé dans des bouquins qui parlent d’écriture pour améliorer vos techniques. Vous vous êtes sérieusement demandé comment écrire une histoire pour enfants et créer une intrigue palpitante. Vous avez été bon élève : vous avez peaufiné votre premier chapitre pour donner envie de lire la suite aux gentils éditeurs.

Vous avez même trouvé des relecteurs qui ont aimé votre roman.

Un jour, enfin, miracle ! Vous avez inscrit le point final de votre texte. Vous avez alors pris votre courage à deux mains pour accomplir cette chose insensée et complètement masochiste cet acte héroïque : envoyer votre manuscrit à plusieurs maisons d’édition.

S’en est suivi une attente à rendre fou Confucius. Vous avez rongé votre frein pendant une éternité avant de recevoir la première réponse. Bien sûr, vous vous étiez préparé au pire, malgré la petite lueur d’espoir que vous gardiez en vous.

Le premier refus vous a fait l’effet d’une gifle. Une autre baffe en plein dans votre ego vous a amoché un peu plus. Puis une autre et encore une autre.

Dans un sursaut d’espoir, vous avez pensé à l’autoédition. Mais vous le savez. Quand on est un romancier débutant, l’auto-publication peut s’avérer problématique pour se faire connaître.

Au bord du désespoir, vous avez envisagé les pires extrémités pour voir votre nom imprimé sur une couverture. Comme de vous tourner vers l’édition à compte d’auteur. Mais est-ce que ça vaut le coup de débourser une somme rondelette pour être édité ? Et, au final, pour ne vendre que quelques exemplaires de votre chef-d’œuvre ?

Non, bien sûr. Ce que voulez, c’est faire publier gratuitement votre roman et obtenir un vrai lectorat de jeunes lecteurs. Histoire de crâner superbement de déambuler avec nonchalance dans les salons du livre et rédiger de belles dédicaces à de jeunes fans en délire.

Pour le moment, vous avez l’impression d’être maudit. Comment faire la différence et recevoir enfin une réponse positive d’une maison d’édition ?

C’est tout bête et ça se résume à une seule et unique chose.

Mais avant de vous la dévoiler, je voudrais vous ouvrir les yeux sur la dure réalité.

Vous n’avez qu’une chance sur mille de voir votre premier roman édité

Plutôt flippant, non ?

Pour tout vous avouer, j’ai hésité à vous lancer cette bombe. Loin de moi l’envie de vous décourager.

Mais est-ce qu’il ne vaut pas mieux connaître la vérité si vous voulez percer un jour ?

Écoutez ça. Un « grand » éditeur jeunesse reçoit, par an, entre 1000 et 1500 romans de parfaits inconnus.

Ça en fait de la concurrence, pas vrai ? C’est peu de dire que les maisons d’édition jeunesse sont noyées sous les flots de manuscrits.

Sur ce raz-de-marée, combien, à votre avis, seront capables de susciter l’enthousiasme délirant de l’éditeur ? (Il faut bien ça pour qu’il vous propose de signer un contrat d’édition.)

La réponse donnerait envie de se pendre à n’importe quel gai luron. Un seul en moyenne.

Oui, vous avez bien lu ! Au plus, 1 roman sur les 1000 envoyés spontanément paraîtra en librairie (en chiffres, ça vous parle peut-être plus).

Bon, c’est vrai, chez les « petits » éditeurs, vous pouvez avoir plus de chance.

Sur environ 100 textes reçus, 1 ou 2 sont publiés par an. Mais le tirage sera moins important.  Et les ventes ne risquent pas de vous mettre beaucoup de beurre dans les épinards.

OK, je noircis un peu le tableau

Peut-être ferez-vous partie des heureux Élus (la majuscule n’est pas superflue) qui recevront une aimable lettre de refus circonstanciée (environ 10 %). (Au lieu de l’affreux courrier impersonnel.)

Ce qui signifie que votre roman n’est pas complètement nul possède d’indéniables qualités. Et que le gentil éditeur (ou la gentille éditrice) vous donnera quelques pistes pour le retravailler.

Que ferez-vous ensuite ? Comme la plupart de ces Élus, vous renverrez une version améliorée. Avec le fol espoir que, cette fois, votre roman fera trépigner d’allégresse le gentil éditeur.  

Mais c’est là que ça se corse. Même si vous travaillez comme un forcené pendant des mois pour remanier votre texte, vous risquez de récolter une nouvelle réponse négative. (Vous l’apprendrez bien assez tôt. Les voies de l’éditeur sont souvent impénétrables.)

Résultat : même si un éditeur reconnaît des qualités à votre roman, celui-ci ne sera pas publié.

Au final, plus de 99 % des aspirants auteurs ne verront jamais leur roman en librairie.

Et vous risquez de connaître le même sort. Votre roman, c’est une goutte d’eau dans l’océan des chefs-d’œuvre méconnus.

J’ai (enfin !) une bonne nouvelle pour vous

Je vous vois déjà vous décourager… Est-ce que ça vaut le coup de vous donner tant de peine ? Bien sûr que oui !

Pourquoi ?

Parce qu’il manque à ces 99 % d’auteurs en herbe un avantage que vous avez depuis au moins quelques minutes.

Contrairement à eux, vous savez que le chemin sera long et difficile.

Ce qui, je vous l’assure, est un atout considérable.

Pourquoi ?

Parce que :

1. Vous avez conscience de devoir mettre la barre haut. Contrairement à la plupart de vos concurrents.

Savez-vous que beaucoup d’auteurs en herbe, en particulier dans le domaine de la littérature pour enfants, sous-estiment les difficultés ?

Combien de fois j’ai entendu dire des trucs du genre : « Écrire un roman pour les gamins ? Rien de plus facile. Ce n’est pas de la vraie littérature. Pas besoin d’avoir du génie. Etc. »

Résultat : la grande majorité de ces milliers de tapuscrits est extrêmement mauvaise du point de vue des éditeurs.

2. La plupart de ceux qui échouent n’ont pas envisagé les difficultés. Et encore moins les façons de les surmonter.

Ah oui ! Parce que, si vous voulez être édité, je vous préviens. Il va falloir sortir le bazooka. Histoire de dynamiter les obstacles en question.

Voilà pourquoi vous avez déjà une longueur d’avance sur les autres. Vous savez qu’il faut sortir armé.

Mais je ne parle pas de n’importe quelle arme.

Bon, je vous ai assez fait mariner. Vous voulez savoir quel genre de bazooka manient les auteurs jeunesse qui réussissent ?

L’arme de destruction massive à piquer aux auteurs jeunesse pour se faire publier

La vérité, c’est qu’ils doivent avant tout leur succès à une seule chose.

Une persévérance à toute épreuve.

Ah bon ? Pas à la chance, au piston ou au talent ?

La chance ? La roue de la Fortune tourne pour ceux qui l’actionnent.

Le piston ? Quel éditeur serait assez fou pour publier un livre invendable ?

Le talent ? Croyez-vous qu’on naisse écrivain ? Qu’il y aurait des génies de l’écriture au talent inné ?

Non, pour la plupart, les auteurs connus et reconnus de livres pour enfants se sont d’abord fait jeter comme des malpropres. Ils ont été refusés de partout. On a trouvé leur roman ridicule, leur style lamentable, leur histoire tirée par les cheveux.

Normal, c’était leur premier roman.

Pourtant ils n’ont pas renoncé. Ils ont persévéré. Malgré les refus. Malgré les critiques.

J. K. Rowling est sans doute l’exemple le plus célèbre – et l’un des plus impressionnants – de cette persévérance extraordinaire. Avant d’être l’écrivain aux 500 millions d’exemplaires vendus dans le monde, c’était une mère célibataire au chômage… et au bord du suicide.

Mais c’est pendant cette période noire qu’elle a fini l’écriture de son premier roman. Une seule décision a changé sa vie, d’après elle : « J’ai arrêté de faire semblant d’être quelqu’un d’autre et j’ai concentré toute mon énergie à terminer la seule chose qui comptait pour moi. »

Achever son roman a été la première étape de son succès phénoménal. Pourtant d’autres obstacles ont aussitôt surgi. Douze éditeurs ont refusé son texte. Le treizième a finalement cru en elle.

En 2016, elle écrivait sur  son compte Twitter : 

J’ai accroché ma première lettre de refus sur le mur de ma cuisine parce que ça me faisait un point commun avec tous mes écrivains préférés. Je n’allais pas abandonner tant que je ne recevais pas une lettre de refus de la part de tous les éditeurs, mais j’avais tout le temps peur que cela arrive.

J. K. Rowling

Tous les auteurs jeunesse édités aujourd’hui ont dû surmonter les mêmes difficultés, avant d’être, parfois, capables d’écrire des best-sellers : terminer leur roman, se heurter aux critiques et aux refus des éditeurs, réécrire leur texte, encore et toujours.

Marie-Aude Murail, l’auteur prolifique aux dizaines de prix, ne fait pas exception.

Plus tard, j’ai envoyé le manuscrit à Gallimard. “Débile”, a jugé l’éditeur. À Nathan. “C’est compliqué”, a soupiré la directrice littéraire. À la responsable d’une future collection, qui n’a jamais vu le jour. Chaque fois, j’ai retravaillé.


Marie-Aude Murail, Auteur jeunesse, comment le suis-je devenue, pourquoi le suis-je restée ?, Éditions du Sorbier, 2003.

Conclusion : vous pouvez sortir du lot sans être un génie de la littérature jeunesse.

Sans devoir compter sur un coup de bol.

Sans piston.

Et je le répète, sans talent inné.

Oui, mais à une condition…

Si vous voulez voir votre roman en librairie, il faut vous préparer à saigner.  Bah oui, parce que, pour le moment, vous n’avez fait que suer.

Mettez votre ego au placard, encaissez les coups, les critiques, retravaillez encore et encore.

Connaissez-vous cette citation ?

« Tout le monde veut aller au Paradis mais personne ne veut mourir. »

Joe Louis

Je trouve qu’elle s’applique bien aux aspirants auteurs. Écrire un livre est difficile. Parvenir à le faire éditer l’est encore plus. Et peu de gens sont prêts à fournir les efforts nécessaires pour réussir.

Oui mais, le talent dans tout ça ? me demanderez-vous. Est-ce que ce n’est pas le plus important ?

Pourquoi le talent n’est pas le plus important

« Avec un talent ordinaire et une persévérance extraordinaire, on peut tout obtenir. »

Thomas Fowell Buston

Je crois que rien n’est plus vrai quand on aborde le sujet de l’écriture. Le talent pèse assez peu dans la balance au regard de la persévérance et du travail que cela suppose.

Bien sûr, il faut avoir quelque chose à dire qui ne ressemble pas aux propos du voisin. Un sens de l’observation et de l’analyse. Un regard un tant soit peu décalé, subtil, sensible.

Mais en ce qui concerne l’art de raconter, je suis persuadée qu’il se travaille. Voyez les traités et les ateliers d’écriture qui fleurissent un peu partout.

C’est bien la preuve qu’on peut apprendre à écrire, non ?

Évidemment, si vous décidez de vous lancer dans l’écriture alors que vous n’avez jamais ouvert un roman de votre vie, l’exercice risque d’être compliqué.

Ou si vous n’acceptez pas la moindre critique…

En revanche, si:

  1. vous avez conscience du parcours du combattant qui vous attend
  2. vous êtes prêt à remettre cent fois sur le métier votre ouvrage

Alors vous multipliez les chances de voir un jour votre roman édité.

Relecture, réécriture, corrections, suppressions, ajouts… Tout cela doit faire partie de votre travail. Si vous voulez en savoir plus ce point crucial, lisez l’article de l’auteur Nadia Coste sur la question ici ainsi que ses 29 autres excellents conseils d’écriture.

Et n’oubliez pas : votre persévérance à toute épreuve sera votre arme de destruction massive.

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